
En 2002 en Thaïlande, le père Noël s'est transformé en éléphant. Ce n'est pas une blague !
Revêtu de la complète panoplie rouge et blanche, un pachyderme de six ans nommé Num Choke a distribué avec sa trompe des cadeaux aux écoliers.
Pour Ros Clubb, membre de la Société royale pour la prévention des traitements cruels envers les animaux (RSPCA) et Georgia Mason de l'université de Guelph, Canada, la santé des éléphants est précarisée par la vie en captivité et les zoos doivent régulièrement renouveler leurs populations de pachydermes par l'accueil de nouveaux animaux.
Ils ont comparé 786 éléphants d'Afrique et d'Asie vivant dans des zoos européens à des éléphants d'Afrique évoluant dans le parc kenyan d'Amboseli et des éléphants d'Asie travaillant sur des exploitations forestières birmanes.
Résultats : la mortalité des femelles Loxodonta africana (l'éléphant de savane d'Afrique) est 2,8 fois plus élevée en captivité. La situation serait encore plus préoccupante pour les éléphants d'Asie, les femelles Elephas maximus vivant en moyenne 19 ans dans les zoos et 41,7 ans lorsqu'elles travaillent. Le taux de mortalité des jeunes de cette espèce serait également plus élevé.
Malgré ces résultats, Clubb et Mason insistent sur l'importance de la présence des éléphants dans les zoos, celle-ci permettant de sensibiliser le public à leur sauvegarde. Ils souhaitent cependant que seuls les parcs zoologiques disposant de suffisamment d'espace soient autorisés à accueillir les pachydermes.Réalisation de beton ciré ( sol et mur )
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dimanche 27.07.2008, 05:13 - La Voix du Nord
Un éléphant, c'est comme un sportif : ça s'entraîne. Chaque jour, les soigneurs du zoo effectuent deux séances de « training » avec les pachydermes Daisy et Dina. Ils leur apprennent à donner la patte, l'oreille ou leur proposent une petite pédicure. Un article à lire attentivement si vous aviez prévu d'en adopter un.
PAR FLORENT MOREAU
flomoreau@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »
Ça se passe tous les jours, matin et après-midi : Daisy et Dina apprennent à donner la patte, l'oreille et même la queue en échange de quelques récompenses. Non, on ne vous parle pas des caniches de votre voisine, mais bien des deux pachydermes du zoo, quatre tonnes l'unité, et de leur « training » quotidien.
L'objet de cet entraînement organisé au sein de l'éléphanterie n'est pas de les transformer en animaux de cirque. Il s'agit d'abord de leur apporter des soins : « L'éléphant est un animal qui demande énormément d'entretien de par sa carrure et son poids », explique le directeur adjoint du zoo, Jimmy Ebel. La queue, la trompe, la bouche sont inspectées tous les jours, mais ce sont les pattes qui concentrent toute l'attention : lavées chaque matin, elles ont également le droit à des pédicures régulières car, en captivité, les éléphants ne peuvent parcourir les dizaines de kilomètres qu'ils effectuent dans la nature. Du coup, leurs ongles ne s'abîment pas, ils poussent. Et il faut les couper.
Le second objectif est d'établir un lien privilégié entre ces énormes animaux sauvages et les soigneurs. De façon à ce que ces derniers puissent intervenir sans trop de risque en cas de pépin physique. Car l'éléphant reste l'animal responsable du plus grand nombre d'accidents dans les zoos. « Ça a une force terrible décrit J. Ebel, notamment grâce à sa trompe qui compte 1 200 muscles. Sa dangerosité vient aussi de son intelligence, de ses capacités de mémoire et d'organisation lui permettant d'élaborer des plans. » Les soigneurs restent donc en permanence derrière un « mur de travail » (voir ci-dessous), l'un donnant les ordres, l'autre prodiguant les soins. « Quand l'animal travaille bien, on lui donne des fruits, raconte Julien, un soigneur. Et quand il est agressif, quand il se moque de nous... on boude. » Récemment, les soigneurs ont appris aux deux éléphantes à tendre l'oreille. Encore un peu de « training » et le vétérinaire du zoo parviendra à faire des prises de sang à cet endroit et donc à éviter une anesthésie générale, pratique hasardeuse avec des animaux de ce gabarit.
Si pour l'heure Daisy et Dina sont les seuls animaux à recevoir cet entraînement, les soigneurs projettent d'étendre cette technique aux perroquets, là encore pour faciliter l'administration de soins. Vu qu'ils pèsent environ 4 000 kilos de moins que les éléphants, l'opération devrait être moins risquée.

