mardi 3 novembre 2009

Plus d’une centaine d’éléphants tués tous les jours par les braconniers

http://www.actualites-news-environnement.com/21713-centaine-elephants-tues-jours-braconniers.html


Plus d’une centaine d’éléphants sont tués chaque jour par les braconniers, 20 ans après l’interdiction de commercer l’ivoire. En effet, malgré l’instauration de l’interdiction du commerce de l’ivoire il y a 20 ans, chaque jour, 104 éléphants sont encore abattus pour leurs défenses.

Ce niveau alarmant de braconnage pourrait conduire à l’extinction de l’éléphant d’Afrique sur presque l’ensemble du continent en seulement 15 ans.


Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) demande qu’une action urgente soit menée pour protéger les éléphants. IFAW invite l’Union européenne et toutes les Parties à la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à ne plus soutenir les ventes uniques d’ivoire, le commerce légal de l’ivoire et les propositions de déclassement des populations d’éléphants mais en revanche, à soutenir la proposition du Kenya d’étendre de 9 à 20 ans le « moratoire » actuel sur les décisions concernant les éléphants et l’ivoire lorsque celle-ci sera soumise lors de la prochaine réunion de la CITES en mars 2010. IFAW en appelle à l’UE pour que celle-ci appuie les états de l’aire de répartition de l’éléphant qui demande son assistance pour combattre le braconnage.


Céline Bienvenu, chargée de campagne au sein du bureau français d’IFAW ajoute que « la plupart des gens sont stupéfaits d’apprendre que 20 ans après l’instauration de l’interdiction du commerce international de l’ivoire, les éléphants d’Afrique demeurent menacés par le braconnage pour leur ivoire. Le commerce de l’ivoire doit être de nouveau interdit, mais cette fois de façon totale et permanente, si nous voulons empêcher l’extinction de cette espèce. »

A l’origine, le moratoire sur le commerce de l’ivoire a été efficace. Le braconnage des éléphants s’est considérablement réduit dans la plupart des états africains de l’aire de répartition et les prix du marché de l’ivoire se sont mondialement effondrés de 1990 à 1996, date à laquelle des discussions inhérentes à des ventes uniques d’ivoire ont de nouveau été initiées. Depuis lors, les chiffres ont démontré que les marchés domestiques de l’ivoire ou encore les ventes limitées d’ivoire ont directement conduit à une recrudescence du braconnage – et cela dans plusieurs pays.

Le commerce illégal de la faune sauvage, à l’échelle internationale, se classe second derrière le commerce illicite des stupéfiants et des armes. Il est évalué à 20 milliards de dollars par an.

L’ivoire illégal est utilisé pour financer les conflits en Afrique de l’Est à la manière des « diamants du sang » lesquels ont servi à financer les guerres civiles en Afrique de l’Ouest dans les années 1990. L’attrait pour l’ivoire en Extrême-Orient et plus particulièrement en Chine est en pleine expansion et atteint des niveaux record. Les milices soudanaises, les Janjaweed, pénètrent au Tchad pour y braconner les éléphants, prélever l’ivoire et le rapporter à Khartoum où il est vendu à la Chine.

Parce que le sort d’une espèce entière est en jeu, nous ne pouvons pas continuer à expérimenter les marchés limités d’ivoire, les ventes uniques ou les déclassements de populations. La croyance erronée dans le pouvoir des « libres-marchés » conduit aujourd’hui les éléphants à leur extinction.

Céline Bienvenu d’ajouter que « malheureusement, la vérité est que le commerce de l’ivoire quel qu’il soit représente une menace pour tous les éléphants. Pour le 20ème anniversaire de cette interdiction, agissons afin de mettre un terme définitif au commerce de l’ivoire et afin de préserver les éléphants pour les générations futures. »

Zimbabwe : sauvetage in extremis de neuf éléphants

http://fr.news.yahoo.com/68/20091101/tsc-zimbabwe-sauvetage-in-extremis-de-ne-04aaa9b.html


Dimanche 1 novembre, 11h56

Zimbabwe - Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) organise le sauvetage de neuf éléphants victimes d'actes de cruauté dans une société de dressage organisatrice de safaris.

Les éléphants ont été saisis en avril 2009 à l'issue d'une inspection de la ZNSPCA (Société nationale de prévention de la cruauté envers les animaux du Zimbabwe) qui a découvert les méthodes cruelles et les tortures infligées aux pachydermes afin de les "apprivoiser et dresser" pour l'industrie du safari à dos d'éléphant, une activité touristique populaire au Zimbabwe et partout ailleurs en Afrique australe.

La ZNSPCA a sollicité l'aide de l'IFAW pour assurer le déplacement de ces éléphants vers une zone sûre dans le but de les réhabiliter et de les relâcher dans la nature. "Ces éléphants ont été victimes des pires cruautés pour alimenter une industrie du safari qui est indéfendable" déclare Neil Greenwood, porte-parole d'IFAW Afrique australe. Il ajoute : "En fait, ce sont 10 éléphants qui ont été capturés. Malheureusement, l'un d'entre eux est mort de malnutrition et des sévices dont il a été victime. Cette situation a conduit l'IFAW à constituer une équipe d'experts pour transférer les neuf éléphants restants en sécurité'.

Les éléphants seront déplacés vers le Parc national de Hwange dès le lundi 2 novembre, à la demande du gouvernement du Zimbabwe. Tranquillisés puis transportés tous ensemble au cours de la nuit vers la réserve, ils seront libérés dans un vaste espace de réhabilitation permettant de les surveiller avant de pouvoir, plus tard, les relâcher dans le parc.

jeudi 24 septembre 2009

Semence de mâles : faut pas gâcher !

Par Damien Jayat | Médiateur scientifique | 22/09/2009 | 14H13

http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2009/09/22/semence-de-males-faut-pas-gacher









Freud annonçait la psychanalyse comme la troisième grande blessure narcissique de l'Homme : on n'est même plus maître de son esprit, mon pauvre ami ! Et il y a plus drôle. Question reproduction, le coup est aussi… raide.

Pour le docteur Sigmund, Copernic avait initié les hostilités en retirant à la Terre, et donc à l'homme, sa place au centre de l'univers. Avec Darwin nous perdîmes notre statut de patron de la création, sommet d'une pyramide de la vie qui s'effondrait sous les coups de boutoir de la théorie de l'évolution.

Freud mit le feu aux ruines de notre ego en découvrant que notre conscience n'est pas seule à gouverner nos actes. L'inconscient tient lui aussi la barre de notre existence, à l'insu de notre plein gré. L'homme ne serait donc maître de rien, y compris de lui-même ? Il semblerait. Et le drame s'insinue jusqu'au plus profond de notre âme. Voire de nos organes génitaux.

Le coût du coup du mâle

Pour les spécialistes de la biologie du sexe, il y a une notion fondamentale qu'on nomme « le coût de production des mâles ». Car il faut se rendre à l'évidence : les deux sexes n'ont pas la même implication dans la conception des générations futures.

Chez l'immense majorité des animaux qui s'abandonnent à la joie du coït, la femelle sélectionne le meilleur bestiau reproducteur, l'accueille dans son antre féconde -ce qui n'est pas de tout repos, notamment chez les pachydermes- assure la préparation des œufs ou des petits, les fait ressortir par où ils sont entrés, leur construit un nid et, dans certains cas, s'occupe d'eux jusqu'à leur indépendance.

Sacré job que d'être une maman. Quel rôle joue papa dans l'histoire ? En dehors des rares situations où, comme chez l'homme, il s'investit dans l'avenir de sa descendance, monsieur se pavane devant la dame, enquille un petit coup d'organe à la sauvette puis s'envole, court, rampe ou part fumer une clope en attendant d'autres aventures.

Bilan biologique : le mâle dépense une énergie phénoménale, des jours, des semaines, des années entières, afin de rester en vie et attirer l'œil -entre autres- de la femelle. Une vie de chien pour quelques gouttes de sperme à libérer au bon endroit, au bon moment. Tout ça pour ça ? Dans l'absolu, oui.

Du point de vue de la nature qui cherche à se perpétuer, un mâle coûte très cher à fabriquer pour ne servir que quelques secondes. Quelques minutes pour les plus doués. Autant vous dire que l'instant fatidique de l'éjaculation n'est pas à prendre à la légère. Le sperme, faut pas gâcher !

A bonne femelle, bon sperme

Les mâles ont donc mis au point des stratégies multiples pour s'assurer que leur sperme ira bien féconder la femelle ou qu'il ne sera pas doublé par un liquide séminal concurrent. Chez certains papillons à système polyandre (où les femelles s'accouplent avec plusieurs mâles), les messieurs remplissent la femelle de sperme non fertile, ce qui la rend non réceptive à toute autre copulation. Circulez, y'a plus de place !

Téléchargez l'article complet (Proc. Royal Society B)D'autres stratégies sont un peu plus délicates, comme chez le coq dont les choix furent récemment détaillés dans un journal britannique.

Camille l'a annoncé dans un quickie fin août (je sais, je suis à la bourre), je reprends ici quelques détails croustillants.

Le coq dépense son sperme avec parcimonie et s'investit au maximum dans les copulations les plus rentables. C'est-à-dire dans les femelles produisant les œufs les plus gros et les plus nombreux. A quoi repère-t-on les bonnes pondeuses ? A la taille de la crête, car le fait est connu chez les volaillers comme chez les gallinacés : une poule à grosse crête est une bonne (re)productrice. Le mâle devrait donc lui réserver son meilleur cru ?

Pour le savoir, les chercheurs ont fixé un harnais collecteur au derrière des poules, puis ont laissé les coqs s'amuser avec. Récupération du sperme, mesure du volume épandu et de la qualité des spermatozoïdes. Bilan indiscutable : les mâles dominants s'octroient de préférence les poules à grosses crêtes, dans lesquelles ils libèrent plus de sperme. Celui-ci contient également des spermatozoïdes à tête chercheuse plus vive, améliorant ainsi les chances de fécondation.

Ce que les chercheurs n'ont pas réussi à savoir, c'est comment le coq s'y prend pour donner plus de pêche à ses spermatozoïdes. Un liquide séminal meilleur nourricier ou à la texture plus performante ? Ils ont bien essayé de mélanger les spermatos d'un éjaculat « lent » avec le liquide d'un éjaculat « rapide » et inversement, mais les résultats ne sont pas concluants. Il faudra ponctionner encore quelques coqs pour résoudre le mystère. En espérant qu'une collaboratrice de l'équipe n'a pas faussé les résultats par des prélèvements inopinés…

Du coq à l'homme

L'éjaculation du meilleur sperme dans les meilleures situations est un phénomène répandu dans le monde animal. Quand le risque de compétition entre mâles est grand, on cherche à augmenter ses chances. Des expériences dans les centres d'insémination artificielle pour animaux de ferme l'ont prouvé : après avoir vu un concurrent en plein action avec une vache, monsieur le taureau distillera un millésime à spermatozoïdes survoltés.

Et chez l'homme ? Même chose. Notre semence est plus riche en cellules reproductrices si le prélèvement est effectué après visionnage d'une scène érotique.

Téléchargez l'article complet (Biology Letters)Une étude parue en 2005 a même comparé le sperme humain récolté après visionnage de photos « explicit content » évoquant une situation de compétition (deux hommes et une femme) et d'autres plus neutres (trois femmes). Sans surprise, la situation de compétition fait augmenter la charge en spermatozoïdes…

Tous les mâles, du papillon à l'homme en passant par le coq, ont le même leitmotiv : faut pas gâcher ! En dehors de tout slogan fondamentaliste qui inciterait à se concentrer sur la stricte reproduction pour consacrer ses deux mains à la prière et sa bouche aux cantiques, la loi de la nature demande elle aussi de l'optimisation. Et tout cela se fait indépendamment de notre volonté, la qualité de notre sperme se régulant sans qu'on n'y puisse rien. Freud avait raison, on n'est même plus maître de soi !

Seule chance pour garder un minimum de fierté : essayer de ne pas dégrader sa production outre mesure. Car dans la même étude de 2005, on confirma que l'alcool et la cigarette, la position assise, le portable dans la poche ou à la ceinture, diminuent la qualité du sperme. A l'inverse, la caféine semble avoir un effet positif. L'avenir nous appartient donc encore un peu. Ouf ! Avec toutes ces mauvaises nouvelles, on frisait la débandade !


lundi 21 septembre 2009

Prochaine étape en avril

Le Blyde River Canyon







Le parc de Krüger



lundi 7 septembre 2009

DEDOUGOU : Un éléphant en divagation chez le gouverneur


Un éléphant adulte de taille importante a fait son apparition en plein centre-ville de Dédougou le 24 août 2009 aux environs de 7 h. Le pachyderme qui aurait débouché derrière la résidence du gouverneur a ensuite semer la panique à la brigade de prévention routière de la gendarmerie, terrassé les murs du foyer Sainte Cécile des sœurs de la province au secteur 5 et des jeunes jardiniers des religieux de Saint Vincent de Paul, avant d’être canalisé par les forestiers du côté nord de Dédougou vers le fleuve Mouhoun. Sur son chemin, il aurait également tué un âne vers le cimetière route de Tionkuy.

La veille, il a agressé un producteur de 50 ans dans la brousse de Safané qui s’en est tiré avec une fracture à la jambe gauche. Le pire a pu être évité dans la ville de Dédougou. Selon Dourossin Mathurin Sanon, directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la Boucle du Mouhoun, ce phénomène insolite est lié aux perturbations dues aux changements climatiques et aux actions anthropiques. Selon lui, trois hypothèses expliquent ce phénomène. La première est qu’il se pourrait qu’un troupeau ait pu être dérangé par des tirs d’un braconnier.

A ce moment, cet éléphant pourrait s’être détaché et ne se serait plus jamais retrouvé. La seconde, qui est la plus plausible, pourrait être la montée des eaux. En effet, la crue des cours d’eaux pourrait dévier l’itinéraire des éléphants qui sont obligés de changer leur trajectoire. La troisième hypothèse, moins plausible, est que ce vieux mâle a été rejeté par le troupeau. Dès l’annonce de la nouvelle, les populations de la ville de Dédougou de tous âge ont suivi ses traces pour contempler le pachyderme. L’animal a quitté les agglomérations, certes, mais l’objectif des forestiers est de le diriger vers la forêt où il y sera plus tranquille. Les populations seraient ainsi hors de danger. Les forestiers ont invité les populations à la prudence. Aux dernières nouvelles, le pachyderme aurait été canalisé dans la forêt classée de Sah où se trouve un couloir de transhumance d’éléphants.


Par Serge COULIBALY

lundi 24 août 2009

Une femelle éléphant équipée d’une jambe artificielle

Thaïlande - Motola est une femelle éléphant qui a été amputée d'une patte après avoir marché sur une mine antipersonnel il y a 10 ans. L'animal peut à nouveau marcher correctement à l'aide d'une patte artificielle.

Le mammifère de 48 ans a subi une opération consistant à l'équiper d'une prothèse en plastique afin de remplacer sa patte avant-gauche. Motola s'était blessée 10 ans plus tôt en marchant sur une mine, sa patte ayant dû être amputée.La femelle éléphant a été opérée dans un hôpital spécialement conçu pour les éléphants où un autre pachyderme, Mosha, 3 ans, avait subi la même opération. Cet hôpital accueille chaque année des centaines d'éléphants qui souffrent d'infections aux yeux ou de blessures par balle le plus généralement. Pour son opération, Motola a reçu une dose d'anesthésiant équivalente à celle utilisée pour endormir 70 personnes.

mercredi 24 décembre 2008

Quand un éléphant joue les pères Noël....
















En 2002 en Thaïlande, le père Noël s'est transformé en éléphant. Ce n'est pas une blague !

Revêtu de la complète panoplie rouge et blanche, un pachyderme de six ans nommé Num Choke a distribué avec sa trompe des cadeaux aux écoliers.