lundi 11 août 2008

Au zoo, deux éléphants, ça s'entraîne énormément

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dimanche 27.07.2008, 05:13 - La Voix du Nord

 Daisy et Dina. On le voit, rien ne ressemble plus à un éléphant qu'un autre éléphant.

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Un éléphant, c'est comme un sportif : ça s'entraîne. Chaque jour, les soigneurs du zoo effectuent deux séances de « training » avec les pachydermes Daisy et Dina. Ils leur apprennent à donner la patte, l'oreille ou leur proposent une petite pédicure. Un article à lire attentivement si vous aviez prévu d'en adopter un.

PAR FLORENT MOREAU

flomoreau@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Ça se passe tous les jours, matin et après-midi : Daisy et Dina apprennent à donner la patte, l'oreille et même la queue en échange de quelques récompenses. Non, on ne vous parle pas des caniches de votre voisine, mais bien des deux pachydermes du zoo, quatre tonnes l'unité, et de leur « training » quotidien.

L'objet de cet entraînement organisé au sein de l'éléphanterie n'est pas de les transformer en animaux de cirque. Il s'agit d'abord de leur apporter des soins : « L'éléphant est un animal qui demande énormément d'entretien de par sa carrure et son poids », explique le directeur adjoint du zoo, Jimmy Ebel. La queue, la trompe, la bouche sont inspectées tous les jours, mais ce sont les pattes qui concentrent toute l'attention : lavées chaque matin, elles ont également le droit à des pédicures régulières car, en captivité, les éléphants ne peuvent parcourir les dizaines de kilomètres qu'ils effectuent dans la nature. Du coup, leurs ongles ne s'abîment pas, ils poussent. Et il faut les couper.

Muscles trompeurs

Le second objectif est d'établir un lien privilégié entre ces énormes animaux sauvages et les soigneurs. De façon à ce que ces derniers puissent intervenir sans trop de risque en cas de pépin physique. Car l'éléphant reste l'animal responsable du plus grand nombre d'accidents dans les zoos. « Ça a une force terrible décrit J. Ebel, notamment grâce à sa trompe qui compte 1 200 muscles. Sa dangerosité vient aussi de son intelligence, de ses capacités de mémoire et d'organisation lui permettant d'élaborer des plans. » Les soigneurs restent donc en permanence derrière un « mur de travail » (voir ci-dessous), l'un donnant les ordres, l'autre prodiguant les soins. « Quand l'animal travaille bien, on lui donne des fruits, raconte Julien, un soigneur. Et quand il est agressif, quand il se moque de nous... on boude. » Récemment, les soigneurs ont appris aux deux éléphantes à tendre l'oreille. Encore un peu de « training » et le vétérinaire du zoo parviendra à faire des prises de sang à cet endroit et donc à éviter une anesthésie générale, pratique hasardeuse avec des animaux de ce gabarit.

Si pour l'heure Daisy et Dina sont les seuls animaux à recevoir cet entraînement, les soigneurs projettent d'étendre cette technique aux perroquets, là encore pour faciliter l'administration de soins. Vu qu'ils pèsent environ 4 000 kilos de moins que les éléphants, l'opération devrait être moins risquée.

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